Au fil du développement, chaque réflexe est censé s'intégrer : il laisse place à des mouvements volontaires et mieux coordonnés. Lorsqu'un réflexe reste actif, le corps continue de réagir de façon automatique dans certaines situations. Cela demande beaucoup d'énergie et peut gêner la posture, la coordination, la concentration ou la gestion des émotions.
Les raisons sont multiples et propres à chaque histoire. On évoque notamment le déroulement de la grossesse et de la naissance, des étapes motrices écourtées, peu de temps passé en mouvement libre au sol ou une période de stress important. Un réflexe peut aussi se réactiver plus tard, après un choc, un accident ou une période d'épuisement. Il ne s'agit jamais de chercher une faute, mais de comprendre ce dont le corps a besoin aujourd'hui.
J'accompagne les enfants, les adolescents et les adultes. Il n'est jamais trop tard : le système nerveux garde sa capacité d'adaptation tout au long de la vie. Les séances sont ajustées à l'âge de chacun, avec une approche plus ludique pour les plus jeunes.
Non, vous pouvez prendre rendez-vous directement. Si des bilans ont déjà été réalisés (orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, neuropsychologie), ils sont précieux : pensez à les apporter. De mon côté, je ne pose pas de diagnostic ; j'observe les réflexes actifs et je propose un accompagnement adapté.
La première séance commence par un temps d'échange : votre histoire ou celle de votre enfant, la grossesse et la naissance, le développement moteur, le quotidien, les difficultés rencontrées et vos attentes. Je propose ensuite des tests simples, en mouvement, pour observer quels réflexes sont encore actifs. La séance se termine par les premiers mouvements d'intégration et par les exercices à reproduire à la maison.
Une séance dure 1 h 15. Ce temps permet d'échanger, d'observer, de pratiquer les mouvements et de vous transmettre les exercices sans précipitation.
Il faut compter 5 séances en moyenne. Ce nombre varie selon la personne, le nombre de réflexes concernés et la régularité des exercices entre les séances. Nous faisons le point à chaque rendez-vous pour ajuster la suite.
Les séances sont espacées de 3 à 4 semaines. Ce délai laisse au corps le temps d'intégrer le travail réalisé et à vous celui de pratiquer les exercices.
Oui, pour les enfants, la présence d'un parent est souhaitée. Vous apprenez ainsi les mouvements pour les refaire à la maison, et votre enfant se sent en confiance. Pour les adolescents, nous décidons ensemble de ce qui convient le mieux.
Oui, et c'est une part essentielle de l'accompagnement. Les exercices sont montrés en séance et ne demandent que quelques minutes par jour. La régularité compte plus que la durée : mieux vaut un peu chaque jour que beaucoup une fois par semaine.
Non, les mouvements sont doux et toujours proposés dans le respect du rythme et des sensations de la personne. La séance se déroule habillé : prévoyez une tenue souple et confortable idéalement.
Apportez les bilans et comptes rendus dont vous disposez (orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, bilans scolaires ou médicaux). Ils m'aident à comprendre le parcours déjà réalisé et à inscrire l'accompagnement dans sa continuité.
Cela dépend de chaque personne. Certaines remarquent des évolutions dès les premières semaines, pour d'autres le changement est plus progressif. Je ne peux pas garantir un résultat, mais le point réalisé à chaque séance permet de mesurer le chemin parcouru et d'ajuster l'accompagnement.
Une fois un réflexe intégré, l'acquis est en général stable. Une période de stress intense ou un choc peut toutefois le réactiver. Dans ce cas, reprendre quelques mouvements ou prévoir une séance ponctuelle suffit le plus souvent.
Oui, c'est possible. Une fatigue, des émotions plus vives, un sommeil modifié ou une agitation passagère peuvent apparaître pendant quelques jours. Prévoyez si possible un moment calme après la séance, et contactez-moi si une réaction dure ou vous inquiète.
L'accompagnement avance simplement plus lentement. Il n'y a aucune culpabilité à avoir : si le programme est difficile à tenir, dites-le-moi. Nous l'adaptons à votre quotidien, avec moins de mouvements ou un moment de la journée mieux choisi.
Non. Je ne suis pas professionnelle de santé : je ne pose pas de diagnostic, je ne prescris aucun traitement et je ne modifie jamais une prescription. L'intégration des réflexes est un accompagnement de bien-être, complémentaire d'un suivi médical ou paramédical. En cas de doute sur la santé ou le développement, consultez d'abord votre médecin.
Oui, les approches se complètent. L'intégration des réflexes travaille sur les bases sensorimotrices, sur lesquelles s'appuient ensuite les autres suivis (orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, ostéopathie, kinésithérapie, psychologie). Avec votre accord, je peux échanger avec les professionnels qui vous accompagnent.
Oui, j'accueille des enfants, adolescents et adultes concernés par ces particularités. L'accompagnement ne vise pas à traiter le trouble lui-même. Il cherche à soutenir la régulation corporelle et émotionnelle, en complément des suivis déjà en place.
Les réflexes archaïques sont connus et décrits de longue date en neurologie et en pédiatrie. Des études ont observé un lien entre la persistance de certains réflexes et des difficultés motrices, attentionnelles ou d'apprentissage.
Les séances ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale. Certaines mutuelles peuvent remboursent une partie ou la totalité des séances : renseignez-vous auprès de la vôtre. Une facture vous est remise sur demande.
L'intégration des réflexes se pratique au cabinet, car les tests et les mouvements demandent d'être présents ensemble.